Bruno Bécard
Biographie
     

« Bienvenus dans le métier »

      

Rédacteur en chef de La Nouvelle République du Centre-Ouest, le grand journal régional conçu, réalisé et diffusé dans cinq départements et imprimé à Tours, Bruno Bécard s'est réjoui de voir qu'il y avait, en face de lui, plus de jeunes femmes que d'hommes. « On manque de femmes dans les postes hiérarchiques. » Peu après, une main se lève « Que faut-il, quelles sont les qualités nécessaires pour devenir rédactrice en chef ? » Réponse de Bruno Bécard : « Le rédacteur en chef n'est pas toujours le meilleur journaliste de la rédaction, mais ce ne peut pas être le plus mauvais. Il doit avoir de l'autorité, du charisme, une reconnaissance de ses pairs. Le rédacteur en chef est un manager c'est-à-dire qu'il doit savoir déceler les qualités et atouts des journalistes qui sont sous ses ordres; il doit savoir les stimuler, leur donner l'envie de se dépasser. Il doit savoir orienter les demandes, savoir dire « non » et enfin il lui faut trancher. « À tout moment il faut choisir. Pour la « Une » du journal, pour un titre plutôt qu'un autre, pour un reportage à la place d'un autre. »

Ancien tourangeau, sorti de l'IUT de journalisme de Tours, Bruno Bécard a commencé au Courrier de l'Ouest à Angers puis à Niort, mais il a voulu quitter un journal «  gaulliste qui ne prenait pas beaucoup de distance avec l'actualité. » C'est par le hasard d'une rencontre avec le Secrétaire général de la rédaction de la Nouvelle République,   en marchant dans les rues de Tours, qu'il a été embauché à la NR. « Cela ne se passe plus jamais comme cela. Les entretiens d'embauche durent une heure et demie, suivi d'un second entretien avec une psychologue du travail. J'essaie de découvrir s'il y a chez le candidat une véritable envie de faire ce métier. J'aime bien qu'on mette de la passion. Il faut avoir une culture générale du métier et ne pas être axé uniquement sur un seul type de médias car vous en ferez plusieurs. »

Bruno Bécard a donné quelques conseils, dit qu'un journaliste ne devait « pas être trop coincé » sinon il pourrait avoir du mal à établir une relation avec ses interlocuteurs. « C'est le plus beau métier du monde. Vous allez vivre des événements très excitants. Vous écrirez pour le grand public et vous serez vous-mêmes dans l'information continue. Ce métier correspond à une vocation. Il est de plus en plus décrié, mais il enrichit chaque journaliste de façon exceptionnelle. »