Des cours... qui ne sont pas des cours !
      
   
Les dix-sept élèves ne viennent pas pour se détendre mais pour travailler. Pour apprendre à connaître ce métier de journaliste qui les attire et se préparer aux concours des écoles et des instituts de journalisme. Avec des exercices pratiques.
    

Des synthèses de dossiers

Vingt pages à décortiquer pour en tirer un feuillet. Passer de 20 000 signes à ...1500 signes. Quelle épreuve ! Apprendre à ne retenir que l'essentiel, aller chercher quelques exemples, retenir quelques chiffres significatifs, choisir un « angle » c'est-à-dire une manière de raconter une histoire. Car il faut toujours raconter une histoire. Un article, c'est une histoire !
Première synthèse : la loi Hadopi 2. Pas facile à raconter en un feuillet. Deuxième synthèse, encore plus compliqué : les enjeux du réchauffement climatique, avec des articles de Courrier International, Alternatives économiques, La Croix, Le Monde.

    

Des légendes de photos

A chaque rencontre, le « professeur » distribue une photo d'actualité et les lycéens ont dix minutes pour rédiger trois phrases de légende. L'objectif est à la fois de re-situer la photo dans son contexte mais surtout de la « faire parler ». De trouver un angle, un jeu de mots, un clin d'oeil, un brin d'humour pour appuyer le message de la photo.

     
       

Des débats sur l'actualité

Chaque  lycéen a été abonné à un quotidien national pour qu'ils suivent, de près, l'actualité française et internationale. Et chaque mois ils débattent, avec leur professeur de cette actualité. Il n'est pas question de tout en revue mais de retenir quelques événements marquants et d'échanger. Le but de l'exercice est de... s'exprimer, d'oser prendre la parole, de défendre une idée.
Dominique Gerbaud insiste sur les trois temps, les trois types d'articles.
1/ L'analyse. C'est le temps de l'explication de ce qui s'est passé. On décortique l'événement, on essaie de savoir pourquoi il s'est produit, dans quel contexte, avec quelques acteurs. On dit en quoi c'est un événement, en quoi c'est nouveau ou pas.
2/ Le commentaire. C'est le temps d'expliquer les conséquences, la portée de cet événement. On aide le lecteur à comprendre les enjeux, à apprécier le rôle des acteurs et les conséquences de cet événement pour eux. Ici on va un peu plus loin que l'analyse brute, sans prendre position, sans dire ce qu'on en pense.

3/ L'éditorial. C'est le temps de la prise de position, du jugement, le temps de dire ce que l'on pense de l'événement, de ce qui s'est passé. On dit si c'est bien ou mal, on s'engage, on juge.
Le problème est qu'on a parfois, dans nos discussions tendance à commencer par le troisième temps, or un journaliste doit s'efforcer à respecter ces trois temps. C'est aussi très formateur pour acquérir un jugement personnel qui reposera sur une analyse et sur un commentaire et pas sur des a-priori.

    

L'interview de l'invité

Pour chaque journaliste invité (Roselmack, Youssouffa, Mingam etc...) les lycéens doivent avoir rédiger une dizaine de questions. Ceci pour bien montrer qu'une interview se prépare, ne serait-ce que par courtoisie vis à vis de la personne accueillie, ensuite pour éviter les questions dont on peut trouver les réponses sur Internet puisque le but est de profiter de la présence de l'invité pour lui poser les questions les plus personnelles possibles. Enfin pour éviter les discussions de café du commerce. Les questions sont ensuite confiées au professeur qui les commente par écrit.

Questionnaire d'actualité

Chaque semaine – généralement le samedi soir – les lycéens reçoivent par Internet, sur leur adresse e-mail, un questionnaire d'actualité. Une dizaine de questions simples, sur les thèmes les plus importants de la semaine, questions dont ils trouvent aisément les réponses dans les journaux qu'ils reçoivent à domicile. Certains le renvoient au professeur, la plupart font vérifier leurs réponses par leur entourage. C'est le moyen de ne pas passer à côté des événements que le professeur aura jugé marquants.